F.A.Q.

F.A.Q.

Il est souvent dit que les séries ou les films sont les reflets de nos sociétés. Pourtant, en absorbant la réalité et en la représentant, les écrans de télévision ou de cinéma ne sont pas de simples miroirs mais des objets plus complexes : ce sont des prismes.

Le Prisme, c’est le podcast qui traite des représentations proposées par les fictions audiovisuelles américaines, pour vous permettre de comprendre comment elles façonnent nos imaginaires.

Ces deux accroches, qui encadrent le sommaire de chaque début d’épisode du Prisme, résument l’esprit du podcast. Dans cette FAQ, j’avais envie de vous en dire un peu plus sur ce projet.

Qui suis-je ? Quelle est la genèse du podcast ?

Avant toute chose, laissez-moi brièvement me présenter : je m’appelle Camille Dupuy.

Avant toute chose, laissez-moi brièvement me présenter : je m’appelle Camille Dupuy. Je suis médiateur culturel au Cinéma Rex de Sarlat en Dordogne. Avant ça, j’ai fait des études de cinéma et audiovisuel à l’Université Bordeaux Montaigne, où j’ai soutenu une thèse intitulée Généalogie du family drama: représentations des familles américaines dans les séries télévisées dramatiques familiales depuis les années 1970.

Vous comprenez pourquoi je m’intéresse aux fictions audiovisuelles américaines… mais pourquoi en faire un podcast ? Car la forme radiophonique et moi, c’est une longue histoire…

En parallèle de mon cursus universitaire, j’ai créé et animé pendant 10 ans des émissions sur Radio Campus Bordeaux, notamment une chronique sur les séries télévisées qui s’appelait Trapped in a Box, diffusée entre 2011 et 2015.  Avec cette chronique, j’avais pu pour la première fois allier mon objet d’étude, les séries télévisées, et mon média de prédilection – en tant qu’auditeur – depuis ma plus tendre enfance : la radio.

En septembre 2012, alors que je rentrais en doctorat, je souhaitais créer une nouvelle émission hebdomadaire sur les séries sur Radio Campus Bordeaux, qui se proposait d’inviter un chercheur ou une chercheuse pour analyser une série par le prisme de sa discipline. Vous avez entendu dans ma description un mot clé, que j’avais déjà envisagé à l’époque comme le titre de cette émission : Le Prisme. Mais, le projet était bien trop ambitieux pour le mener seul… j’y avais donc assez vite renoncé, et continué pendant quelques années les chroniques seuls.

Trois ans plus tard, j’ai fini par arrêter les chroniques, et ma thèse connut un changement de sujet radical. C’est à ce moment, à l’automne 2015, que j’ai réalisé un pilote diffusé lors de la Nuit de la découverte sur France Culture, une émission permettant à de jeunes productrices et producteurs de se faire connaître. Ce pilote s’appelait In Couch With, et son format était situé entre la chronique et le reportage. Le concept, c’était de présenter une série avec celles et ceux qui vivent dans le monde décrit dans cette fiction. J’avais ainsi parlé de la série The West Wing, A la maison blanche en français, en interrogeant Josh Delaney, assistant parlementaire de la sénatrice Elisabeth Warren ; et Helene Cooper, correspondante du New York Times à la Maison Blanche.

In Couch With était conçue comme une rubrique d’une émission plus longue, un magazine d’une heure sur les séries télévisées composée d’une discussion avec des spécialistes en plateau, une émission qui se serait appelée encore une fois… Le Prisme. Une nouvelle fois, ce projet était trop ambitieux pour le temps que j’avais à y consacrer, j’y ai donc renoncé. En pleine rédaction de ma thèse, mes activités radiophoniques ont été mises en sommeil quelques années.

Et c’est finalement en novembre 2020, à la faveur du confinement, de l’arrêt temporaire de mes autres activités professionnelles et des élections présidentielles américaines que Le Prisme s’est rappelé à moi, et que j’ai décidé de lui donner enfin vie !

Quel est le concept du podcast ?

Le nom et le format du podcast

Le nom du podcast, Le Prisme, c’est un terme qui me tient à cœur pour couper court à l’idée répandue que les séries ou les films seraient des « miroirs » de nos sociétés. Un miroir renvoi une réalité brute, alors qu’un prisme la déforme, la dissèque.

Quelle que soit la volonté des créatrices et des créateurs de séries, ou des réalisatrices et des réalisateurs de films, leurs fictions représentent éventuellement la réalité, elles la racontent d’une certaine façon, mais elles ne la montrent pas.

Après avoir voulu créer une émission d’entretien ou un magazine radiophonique, des types de programmes où j’étais dépendants d’autres personnes, Le Prisme est devenu un podcast narratif, c’est à dire que je suis le seul à parler tout au long des épisodes comme vous avez pu le remarquer depuis déjà quelques minutes.

Le Prisme, c’est un récit documentaire, illustré d’extraits de séries ou de films dont il est question, en version française quand elle existe, et ce dans le but d’être compréhensible par le plus grand nombre.

Premier logo (2021)

Ce podcast est principalement composé de séries, dont chacun des épisodes dure ± 30 minutes, mais aussi parfois d’épisodes indépendants, les Prisme Express, généralement plus courts, qui durent ± 15 minutes.

Travailler sur ce podcast requiert, sachez-le, beaucoup de temps de recherche, d’écriture, d’enregistrement et de montage : je ne peux donc me permettre de vous promettre une périodicité très précise de sortie.

L’objet et les sujets du podcast : les représentations produites par les séries américaines terminées (et parfois les films)

Les sujets d’épisodes sont basés sur des faits d’actualités que j’interroge par le prisme des fictions… ou inversement, des fictions dont j’analyse les représentations sociales de leur époque.

Le Prisme se propose d’interroger ces objets culturels pour analyser et déconstruire les représentations, notamment au regard de leur contexte de production et de diffusion.

Si son format a évolué en 10 ans, l’objet du Prisme a toujours été clair depuis le départ : il traite des séries télévisées américaines, de leur histoire et des représentations qu’elles proposent. Dans sa version actuelle, Le Prisme ne s’interdit pas non plus d’être transversal, et d’aborder, quand cela est pertinent, des questions de cinéma. Différents par bien des égards, les séries et les films ont tout de même beaucoup en commun, notamment un langage. Et alors qu’ils sont souvent opposés, mis en compétitions, dévalorisés au profit l’un de l’autre, il me semblait important de proposer un programme qui puisse parfois les rassembler.

Le choix de se limiter aux séries américaines est quant à lui assez naturel : je vous le disais, c’est mon domaine d’expertise. Elles sont celles qui m’intéressent le plus, mais surtout celles dont je connais le mieux les rouages et l’histoire. Même si beaucoup d’autres pays produisent des fictions vues partout dans le monde, et même si l’industrie audiovisuelle américaine n’a pas été la seule à s’être construite au milieu du XXème siècle, les séries américaines ont quand même influencé le reste du monde, notamment en termes de production et de narration. Ce sujet se justifie donc d’un point de vue personnel… et historique !

Deuxième logo (2022)

Un point important, qui n’est pas forcément audible dans son titre, c’est qu’il sera quasiment uniquement question de séries terminées, parfois depuis longtemps, dans Le Prisme. C’est un podcast qui a pour ambition d’avoir de la mémoire : de donner à ses auditrices et ses auditeurs des clés de compréhensions des œuvres audiovisuelles et qui leur permet aussi de prendre conscience que ce qu’elles et ils regardent aujourd’hui se nourrit de ce qui se faisait déjà hier.

Cela semble une banalité de dire ça pour les films, puisque sans forcément la connaître, la plupart des spectatrices et spectateurs sont conscientes et conscients qu’il existe une histoire du cinéma qui court sur plus d’un siècle. A l’inverse, encore trop de gens pensent que de grosses sociétés audiovisuelles telles HBO ou Netflix ont inventé la forme de la série télévisée au début des années 2000, sans se soucier de ce qu’il s’est fait dans les 50 années précédentes. Mettre en perspective les œuvres contemporaines avec celles du passé, c’est aussi ça qui explique les représentations et leurs évolutions.

Philosophie du podcast : mêler exigence et accessibilité

Le Prisme, c’est un podcast qui se veut exigent. A mon sens, ce n’est pas parce que l’on aborde des objets issus de la culture populaire – pour ne pas dire l’infâme anglicisme « pop culture » – que l’on est obligé de les traiter de façon trop légère. Mes épisodes ne seront donc pas des suites d’anecdotes, même si elles peuvent tout de même introduire ou servir le propos.

Pour accompagner cette volonté d’exigence, j’ai également une volonté d’accessibilité, de pouvoir être compréhensible autant par des spécialistes que par des profanes. Tout l’intérêt pour moi de ce podcast, c’est de partager et de transmettre mon expertise et ma passion pour ces objets culturels.

Pour mettre des images sur ce que vous avez entendu ou en savoir plus sur les sujets évoqués dans les épisodes, rendez-vous sur la page d’accueil !